Loading...

(Just one moment)

Backgroound Image

Contre la prison des Baumettes et son agrandissement

La prison n’est jamais une solution

La prison ne répare, ni ne soigne, mais sert seulement à isoler.
La prison sert à détruire des familles, à briser des liens, à contrôler et mettre dans des cages les personnes indésirables de la société.

Depuis plus d’un an, notre ville Marseille est le défilé d’une campagne médiatique et politique qui instrumentalise le trafic de drogue et la surpopulation carcérale pour imposer des solutions toujours plus sécuritaires et répressives face aux problèmes sociaux. Nous l’avons vu se concrétiser sous nos yeux avec les visites de plus en plus fréquentes de Darmanin et Retailleau qui inventent des nouveaux délits, ordonnent des rafles, ouvrent de nouvelles prisons.

En juillet 2026, un quartier de lutte contre la criminalité organisée devrait ouvrir dans la prison d’Aix-Luynes. Il s’agit d’une section de haute sécurité, où les personnes seront privées de vie sociale, d’air, d’affection, des sens qui font se sentir vivant.e.s. Un véritable régime de torture visant à briser les personnes et à les faire craquer, en les privant de leur humanité.

En novembre, les Baumettes 3 ont été inaugurées, une extension de la prison de Marseille qui a ajouté 740 nouvelles places à celles déjà existantes.
Comme pour tous les projets de construction de nouvelles prisons, l’argument utilisé est la lutte contre la surpopulation carcérale et l’amélioration des conditions de détention.

Aucune ouverture de nouvelle prison ne réduit la surpopulation, mais elles ne servent qu’à enfermer un plus grand nombre de personnes. D’ailleurs les Baumettes 3 sont déjà remplies. L’ouverture d’une nouvelle prison n’a rien à voir avec le confort des détenu.e.s et n’améliore pas leurs conditions de vies et celles de leurs proches.
Aux Baumettes, le doublement des places dans la prison a doublé les galères des personnes qui viennent visiter leurs proches enfermé.e.s : moins de parloirs, pas d’infos sur les proches incarcéré.e.s et sur où ils sont, jamais aucune réponse de l’administration pénitentiaire.

Aller aux parloirs est une épreuve impossible en particulier pour celles et ceux qui habitent loin, qui ont des enfants à emmener à l’école, qui doivent aller travailler…
Avec l’ouverture de la nouvelles prison, les conditions de vie se sont également détériorées pour tous ceux et celles qui vivent dans les quartiers comme Belsunce, Noailles, Gèze, Port d’Aix, Belle de Mai, visé.e.s par l’ouverture de nouveaux commissariats, par plus de contrôles, plus d’arrestations, plus de grosses opérations policières dans la rue.

L’enfermement ne fait pas baisser les actes de violence, car enfermer ne réduit pas la pauvreté, les inégalités ou les souffrances psychologiques.
L’enfermement, c’est de la torture qui ne fait qu’ajouter de la violence à celle qu’on vit tous les jours : celle de l’exploitation et des conditions de vie de plus en plus difficiles.

Ne nous laissons pas diviser par leurs prisons !
Luttons ensemble contre leurs politiques racistes et sécuritaires

Rendez-vous le 22 février, place de la providence, 13001 à 16h
Suivi d’une radio libre en direct de la place Caffo, 13003 à 19h
Dédicaces aux prisonnièr.e.s, table d’informations, musiques, cantine !