Depuis la mort de Quentin Deranque à Lyon le 12 février, le collectif Némésis est sous le feu des projecteurs, sur les réseaux sociaux et dans les médias. Ça tombe bien, car la communication est un des sujets qu’elles maîtrisent et un de leurs moyens d’action privilégié. Malheureusement pour elles, et pour le narratif qu’elles essaient de construire depuis le début de cette histoire, les révélations de journalistes s’enchaînent.
Le 22 février, le journal l’Humanité révélait des conversations très privées entre des membres du collectif Némésis à Lyon et Calixte Guy, dirigeant du groupuscule nationaliste révolutionnaire Audace Lyon. Dans ces échanges, ils prévoient clairement de monter des guet-apens à des militants antifascistes, en utilisant les filles du collectif Némésis comme “appâts”.
« On peut être deux, trois filles à tracter là où vous voulez les choper, un peu pour faire l’appât »
“Ornella”, cheffe de la section Némésis Lyon à Calixte Guy
Loin du récit victimaire de ces dernières qui ne cessent de prétendre sur les plateaux télés qu’elles n’ont rien à voir avec l’extrême droite violente, ces échanges viennent remettre au centre la responsabilité du collectif Némésis dans la mort de Quentin Deranque. Ils mettent également en lumière leur stratégie de toujours : venir provoquer afin d’avoir des images de violence et s’en servir pour faire du buzz et se faire inviter sur les plateaux télévisés comme victimes à la fois de “l’immigration” et de “l’extrême gauche”.
« C’est grave, interroge-t-il, si vous décalez votre action dans un autre endroit ? Vous allez à Lyon-II ou Lyon-III faire votre action… Nous, on monte une équipe sur place pour choper les gauches. »
Calixte Guy à “Ornella”, cheffe de la section Némésis Lyon
Mais la réalité est tout autre et ces échanges le prouvent : malgré la surface lissée à grand renfort de vernis communicationnel et de larmes, les militantes du collectif Némésis ont tout avoir avec les néonazis violents dont elles prétendent ne rien savoir.